AU CŒUR DE L’ÉVÉNEMENT : PARLONS DES DANSES PRATIQUÉES PENDANT L’ABISSA.

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La grande fête traditionnelle ABISSA, du peuple N’zima Kôtôkô, peuple originaire de la ville de Grand-Bassam (ville située au sud-est de la Cote d’Ivoire, précisément sur le littoral) est une fête célébrée chaque année à la fin du mois d’Octobre et au début du mois de Novembre. C’est un moment de bilan au cours duquel se fait aussi la critique sociale qui est une plate-forme d’expression pour les N’Zima, de dénoncer toutes les tares de leur société au cours de l’année écoulée. Cette fête est une occasion de confession pour tous ceux qui ont commis des actions blâmables et regrettables. Danses, déguisements, chants, et d’autres rythmes y sont présentés.

QUELLES SONT LES DANSES DE L’ABISSA ?

Avant de parler de danses à l’ABISSA la grande fête, notons que l’ABISSA elle-même est une danse sacrée pratiqué par les N’Zima ( Akan) .Pendant la cérémonie,elle est marquée par des danses et des séances rituelles. Des critiques destinés à régler les conflits, les tensions entre les peuples, et bien sûr des chants. L’Abissa est donc une danse de purification, de retrouvaille et de pardon mutuel des sept grandes familles dont les N’Vavilé, les Allonhoda, les Ezohilé, les Azanhoulé, les Mafoué, les N’Djuaffou et les Adahoulin.

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Concernant les danses, on a tendance à les repartir en ordre d’avant Abissa (une semaine avant le jour de la fête), l’Abissa ( le jour de la fête ) et l’après Abissa ( la semaine après l’Abissa ).

SUIVONS DONC CET ORDRE DE REPARTITION

D’abord, on a le ‘’Siedu’’. Elle a lieu une semaine avant la cérémonie officielle de l' »Abissa » et débute par le respect de tout ce qui est connu comme « interdits ». Tous les féticheurs et hommes spirituels s’abstiennent de toutes pratiques et ne doit résonner aucun Tam-Tam dans la ville. « Edo-n’gbolé » (retraite du Tam-Tam ou si vous voulez « Siedu », est la première étape de la manifestation. Elle est parfois caractérisée comme l’étape mystique de la fête.

Ensuite vient le « Gouazo » ou la sortie de l' »Abissa », qui a lieu huit jours après le retrait du Tam-Tam ( le « Siedu »). Durant la cérémonie, la grande famille N’Vavilé, dépositaire de la danse est à l’honneur. Cette étape lui témoigne une reconnaissance du droit de propriété de l’Abissa. Cette famille reçoit de la boisson afin d’avoir son autorisation et ses bénédictions pour la bonne conduite de l’ABISSA. (http://www.fratmat.info/culture/grand-bassam-l-abissa-ou-le-nouvel-an-pour-le-peuple-n-zima-kotoko)

Le «  Ewudolé » est connu comme la troisième danse. Elle marque la fin, l’apothéose de l’ABISSA, l’étape de réjouissance carnavalesque où l’on découvre des personnes masquées, dansant au rythme de la fanfare, des déguisements et même des hommes travestis.

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photo DR
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Hommes, femmes, adultes, sont au cœur de ces instants devant le Roi et toutes les grandes familles du royaume.

Christelle Assam’

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